
Cette semaine-là, le temps semblait suspendu.
Avec elle, chaque jour avait un goût d’évidence. Nos balades sans but, nos rires partagés, cette complicité silencieuse… Tout paraissait simple, vrai, précieux.
Mais le vendredi 30 mai restera à jamais gravé.
On marchait main dans la main, comme si le monde s’était rétréci autour de nous. Quand je l’ai raccompagnée ce soir-là, elle s’est arrêtée, m’a regardé avec un sourire doux… puis elle m’a demandé doucement de me pencher
Je me suis rapproché, curieux et déjà touché. Elle a alors approché ses lèvres de mon oreille et m’a soufflé :
"Je t’aime."
Un frisson m’a traversé. C’était simple… et bouleversant.
Le lendemain, avant de repartir pour Lubumbashi, j’avais le cœur trop lourd.
Alors je suis retourné la voir, en silence, comme une dernière caresse au cœur avant le départ. Et ce moment volé m’a fait du bien — la revoir, la sentir près de moi, avant de tourner la page de cette semaine inoubliable.